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Arbre typique de l’Ouest africain et de Madagascar, le baobab est un don du ciel qui permet aux humains de se nourrir, se soigner, s’abriter et s’équiper.

Le baobab n’est pas un arbre comme les autres. Gris, massif, énorme, il a tout du « pachyderme » végétal. Et si le baobab du sud de Madagascar est le géant de la famille (20 à 25 mètres de haut), son cousin africain se signale par un tour de taille impressionnant : 24,50 mètres (8 mètres de diamètre) pour le plus gros connu, aux environs de Dakar (Sénégal).
La plupart du temps dénudé, sans feuilles, sans ombre, écrasé de soleil, le baobab tend ses branches courtes et tortueuses vers le ciel, sa silhouette étrange se détachant avec une étonnante omniprésence dans les vastes étendues semi-désertiques.

Le baobab sauvage Adansonia digitata

Le baobab sauvage Adansonia digitata

Un gros arbre bon à tout

Le baobab est remarquable d’abord par son tronc trapu dont la masse peut devenir impressionnante et même adopter la forme d’une bouteille ou plutôt d’une bonbonne ! Il serait capable, à la saison des pluies, de garder en réserve une grande quantité d’eau (jusqu’à 100 000 litres ! ) dans son bois spongieux, blanc et mou, léger, difficile à découper. L’écorce en est étonnamment lisse, douce comme la peau d’un animal, d’un beau gris cendré ou quelquefois rougeâtre comme chez certains sujets malgaches.

Il reste nu pendant 6 ou 7 mois, ses feuilles n’apparaissant que pendant la courte saison des pluies. Composées de folioles d’inégale grandeur, elles se déploient en éventail et ressemblent étrangement aux feuilles de nos marronniers, bien que de consistance beaucoup plus épaisse. C’est durant cette période qu’il fleurit : de grosses fleurs blanches, enluminées d’une collerette d’étamines poudrées de pollen, et suspendues à un long pédoncule comme des lanternes chinoises. Des fleurs aussi spectaculaires que celles des magnolias ou des nénuphars qui ne s’ouvrent que le soir, à la tombée de la nuit…

La fleur de baobab

La fleur de baobab

Les fruits se développent lentement et ne sont mûrs qu’à la saison sèche. Ils pendent telles de grosses courgettes (certains atteignent 40 cm de long et 20 cm de diamètre !) et sont fort prisés par les enfants… qui en sucent avec plaisir la pulpe blanchâtre, farineuse et légèrement acidulée, riche en vitamine C, d’un goût des plus agréables. Ils l’aiment depuis leur plus jeune âge ; les mères africaines en donnant, mélangée au lait, à leurs bébés contre toutes les maladies de l’enfance : gros ventre, dysenterie, rougeole, variole, fièvres diverses…Ce n’est pas un remède de bonne femme, c’est un aliment recherché que l’on voit couramment sur les marchés, notamment à Dakar où on apprécie toujours ses vertus. On vend également les graines des fruits qui passent pour apaiser les inflammations, les maux de dents et de gencives.

La feuille de baobab Adansonia digitata

La feuille de baobab Adansonia digitata

Mais le véritable grand commerce est celui des feuilles

Fraîches, on consomme les feuilles comme épinards ou en soupe ; séchées et réduites en poudre appelée « lalo », on s’en sert comme condiment et médicament miracle. Le « lalo » en effet soigne à peu près tout, et plus particulièrement l’anémie, les diarrhées, la dysenterie, l’asthme, les plaies, les tumeurs, les maux d’oreilles et de reins, les troubles respiratoires et digestifs. Aussi dans la brousse africaine, dès qu’il met ses feuilles, le malheureux baobab se voit-il vite dépouillé, mis à nu, ses branches les plus hautes gardant seules quelque verdure. Les plus basses sont effeuillées, cassées, arrachées et il n’offre plus au regard que moignons tordus avec tout juste de feuillage pour survivre. Ce n’est pas tout : il y a l’écorce ! On en fait des cordes, des sangles, des paniers, des abris.
Sources: unjardinalandrevarzec.unblog.fr


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